La pandémie de Covid-19 pose des défis sans précédent aux sociétés européennes. L’UE et les gouvernements des États membres ont pris ces derniers jours des mesures extraordinaires mais nécessaires pour prévenir la propagation du virus et protéger la vie humaine. Ces mesures ont notamment consisté en la fermeture des écoles et des universités, en la fermeture des bars, des restaurants et d’autres espaces publics, à demander aux entreprises non essentielles de permettre aux travailleurs de travailler chez eux lorsque cela est possible et, dans certains cas, à obliger les usines non essentielles à suspendre leur production.
FoodServiceEurope soutient toutes les mesures nécessaires pour lutter contre la propagation du virus. Toutefois, ces mesures mettent à rude épreuve le secteur de la restauration collective.
La fermeture d’écoles, d’universités, de bureaux et d’autres installations dans lesquelles les entreprises de restauration collective opèrent entraîne une perte énorme d’activité pour notre secteur, mettant en danger l’emploi et la viabilité des entreprises. En Italie, par exemple, 41 % des 97.000 travailleurs du secteur de la restauration collective travaillent dans des écoles et des universités.
Les opérateurs de la restauration collective qui continuent à fournir des services vitaux à ceux qui travaillent dans des secteurs essentiels, tels que les hôpitaux et les maisons de soins, ont des difficultés à se procurer suffisamment d’équipements de protection individuelle (EPI) pour leurs employés.
L’Union européenne a introduit un certain nombre de mesures économiques pour soutenir les États membres et les entreprises pendant cette crise, notamment l’assouplissement des règles en matière d’aides d’État. L’UE a adopté un cadre temporaire, similaire à celui créé en 2008 pendant la crise financière, afin de conseiller les États membres sur la manière d’utiliser efficacement cinq types différents d’aides d’État pour stabiliser leurs économies et protéger le marché unique. Il s’agit des subventions directes, des garanties d’État, des prêts publics subventionnés, des garde-fous pour les banques et de l’assurance-crédit à l’exportation à court terme.
L’UE a également appelé les États membres à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les secteurs les plus touchés, comme l’octroi d’une aide salariale, la suspension de l’impôt sur les sociétés et la suspension de la TVA. De nombreux États membres ont déjà introduit des mesures économiques globales pour soutenir leur économie et les secteurs touchés pendant la crise.
FoodServiceEurope se félicite des mesures prises par l’UE et encourage les États membres à tirer pleinement parti de toutes les mesures de soutien mises à disposition par l’UE. Certaines entreprises peuvent connaître une perte totale d’activité (notamment la prestation de services dans les écoles et les universités) et des aides financières concrètes sont essentielles pour éviter leur effondrement. FoodServiceEurope encourage également ses membres à s’engager auprès des autorités de leur État membre pour s’assurer qu’ils profitent de toutes les mesures mises en place pour soutenir les entreprises.
Enfin, FoodServiceEurope fait l’écho de la nécessité de veiller à ce qu’une quantité suffisante d’EPI soit mise à la disposition de tous ceux qui travaillent dans le secteur de la restauration collective, en particulier ceux qui travaillent dans les hôpitaux. Ils fournissent un service essentiel à ceux qui travaillent en première ligne, et il est crucial que leur santé soit protégée afin qu’ils puissent continuer à fournir ce service essentiel.
